Et bien en fait une fois qu'ils ont terminé la création du monde, les Archanges, se reposent. Du coup comme ils ont pris goût à l'oisiveté, on ne peut plus rien leur demander, ils n'en glandent pas unes...
Je ne sais pas où je vais où je suis
Jet lag jet lag
Quand je décolle et quand j'atteri
Jet lag jet lag
Si je gagne une heure
Si je perd une heure
Mais pour que nos amours en transit n'arrivent pas trop vite à la fin du voyage
Je vis toujours en décallage pour traverser les âges sans que l'on se quitte
En mer je t'aime élancé mais faut pas de vagues
Jet lag jet lag
Je m'invite dans tous les pays toutes les langues
Jet lag jet lag
On peut changer d'heure
Sans changer de coeur
Et pour que cette vie en transit n'arrive pas trop vite à la fin du voyage
Avant que les forces ne me quittent
Je m'envole suspendue dans la course folle
Je vole pour ne pas vivre clouée au sol
On vole comme on prendrait la fuite quand les forces nous quittent à la fin du voyage
Pour revivre comme un mirage
On s'envole suspendus dans la course folle
On vole pour ne pas vivre cloués au sol
On vole en planant encore un peu plus loin
On vole une heure encore avant la fin
This is an insight
Into my life
This is a strange flight
Im taking
My true will
Carries me along
This is a soul dance
Embracing me
This is the first chance
To put things right
Moving on
Guided by the light
And the spirit of love
Is rising within me
Talking to you now
Telling me clearly
The fire still burns
Wisdom of ages
Rush over me
Heighten my senses
Enlighten me
Lead me on
Eternally
And the spirit of love
Is rising within me
Talking to you now
Telling me clearly
The fire still burns
Im talking to you now
The fire still burns
Whatever you do now
The world still turns
To give a love you've got to give a love
you've got to give a love
you've got to give a love
To give a love you've got to give a love
you've got to give a love
you've got to give a love
To give a love you've got to give a love
you've got to give a love
you've got to give a love
1986, j'ai 10 ans (si tu m'crois pas hé...!) et je découvre Libertine, le clip. Je vois une jeune fille allongée nue sur un lit qui chantonne qu'elle est libertine et quelle est une catin. J'y comprend rien, mais la chanson me plait.
Maman me laisse regarder le clip en entier.
Oh! des femmes nues,
Oh! des garçons maquillés et perruqués, quel univers étrange... pour les yeux d'un enfant de 10 ans.
Et puis le temps passe et de nouveau je tombe sur un autre clip une espèce d'histoire avec une tzarine qui veut qu'on tue une jeune fille. Là, je ne regarde pas le clip en entier ben, j'avous que je suis un peu effrayé de voir une femme passer sa langue sur un sabre et qui par ce geste se retrouve les yeux révulsés.
Maman ne me laissera pas regarder ce clip.
1987, j'ai 11 ans. Je ne suis pas plus grand qu'à mes dix ans... je verrai ça quand je serai plus grand. Donc, j'ai 11 ans et chez mon cousin, il a 6 ans de plus que moi, donc, il est un grand pour moi et il écoute de trucs que je n'écoute pas. En fouillant un peu dans ses cassettes audios (le cd venait tout juste de débarquer...) Je tombe sur des Cendres de Lune...
Tiens, tiens... Mylène Farmer.... Ah oui... Libertine. La libertine, la catin, le verre de grenadine (enfin, vous connaissez tous l'histoire... de la chanson, je veut dire...).
Je demande à mon cousin s'il veut me prêter la cassette pour chez moi. Ok. Pas de soucis.
J'ai un walkman tout neuf. Je fourre la cassette dedans et j'appuis sur PLAY.... Je ne vous refais pas le coup de libertine, sinon, ça va devenir lassant.
D'autant plus que ce n'est pas ce titre qui retiendra mon attention. Le titre qui retient mon attention c'est Au bout de la nuit. Cette chanson débute curieusement par un sample de gémissement d'un homme. La chanson s'immisce en moi. Je ne comprends pas tout mais j'aime cette idée du bout de la nuit.
Cette chanson me trouble , je ne comprends pas tout ce qui y est dit. Arf !... Zut, la chanson est finie... je rembobine je rappuie sur PLAY je sors les paroles et je lis en même temps qu'elle chante la Mylène.
Non, je ne comprends pas qu'elle trouve beau un corps qui glisse sur sa peau, ni qu'elle trouve chaud ma bouche qui souffle sur ses mots... Curieux...
Elle dit aussi qu'il est long le temps du dernier frisson... Mais de quel frisson elle parle ??
Le refrain, ça va je suis mais le coup du bout de l'envie où tout meurs sans cri me laisse plus que stoïque.
Les choses s'éclaircissent un peu quand elle dit m'aimer. D'ailleurs elle me le dit plusieurs fois, et elle va même jusqu'à me demander que sans moi, il lui reste quoi ?
Je ne comprends vraiment pas.
Malgrés tout, je prendrai toujours un plaisir particulier à écouter ce titre.
Bien évidemment, j'ai trés vite compris qu'elle ne s'adressait pas à moi cette chanson. Mais il me faudra beaucoup plus de temps pour comprendre l'exacte signification des paroles de ce titre.
En revanche, j'ai mis beaucoup plus de temps à trouver beau moi aussi un corps qui glisse sur ma peau et que je trouve chaud une bouche qui souffle sur mes mots.
Je connaitrai aussi un peu plus tard le temps du dernier frisson qui se trouve au bout de l'envie où tout meurt sans cri.
Et je prendrai également un grand plaisir au bout... de la nuit (ça vole pas haut! ...)
Je crois que sans le savoir j'avai découvert à 11 ans une chanson qui parlait de la jouissance, ou plus généralement des plaisirs horizontaux.
J'ai également découvert mon plaisir d'entendre les garçons gémir.
Il n'en reste pas moins que j'aime toujours cette chanson, tout comme j'aime écouter Mylène. Mais, il va de soi que ceci n'engage que moi.
Ecoutez Au bout de la nuit et vous comprendrez...
Je t'aime
Oh je t'aime
Sans toi, il me reste quoi ? ...
The sun comes up - I think about you
The coffee cup - I think about you
I want you so, it's like I'm losing my mind
The morning ends - I think about you
I talk to friends and think about you
And do they know it's like I'm losing my mind
All afternoon doing every little chore
The thought of you stays bright
Sometimes I stand in the middle of the floor
Not going left - not going right
I dim the lights and think about you
Spend sleepless nights to think about you
You said you loved me, or were you just being kind
Or am I losing
Losing my mind
All afternoon doing every little chore
The thought of you stays bright
Sometimes I stand in the middle of the floor
Not going left - not going right
I dim the lights and think about you
Spend sleepless nights to think about you
You said you loved me
Or were you just being kind
Or am I losing my mind
Or am I losing my mind
You said you loved me
Or were you just being kind
Or am I losing my mind
Or were you just being kind
Or am I losing my mind
Losing my mind
Losing my mind
Losing my mind
Losing my mind
Losing my mind
En manque d'inspiration, en manque d'imagination....
Suis fatigué, fatigué.
Je n'arrive même pas à faire ma sélection des photos que je souhaiterai mettre ici même...
Pas de photos ce week-end. De toute façon, ça tombe bien, je ne suis pas à Paris.
Je vais retrouver une partie des miens: Maman, Séverinne, Magali et Cédric. J'avoue être impatient de partir demain matin pour prendre mon train. Et puis passer mon après-midi à flâner dans les rues de Rouen (Et oui, encore des photos en perspective)
Du coup, je vais me coucher, mordre l'éternité à la dent pleineuh !...
Si, je n'avais pas croisé ses mots, je pense que mon parcour aurait été bien différent. Je pense que les différents livres que j'ai lu de lui, ses mots, ses écorchures, parfois ses photos m'ont permis d'une part d'avoir une image précise de ce qu'est ce virus et, d'autre part d'avoir un ami virtuel pour m'accompagner dans la connaissance de la maladie.
Bien évidemment, on pourrait me dire Hervé Guibert est mort en 1991 à l'époque, les multi-thérapies n'existaient pas encore. On pourrait me dire aussi que les conditions de vies des séropositifs ont considérablement évolué. Soit, c'est vrai. Mais, il n'en est pas moins vrai que ce qu'à laisser Hervé Guibert est bien plus qu'une oeuvre littéraire. Pour moi, il a laissé beaucoup plus que ça. Il a laissé, à mon avis, quelque chose d'unique à travers ses mots, ses écorchures, ses photos et sûrement dans son film: Un témoignage rude, vrai, sans concession, sur une partie de sa vie, et notemment sur sa vie de séropositif.
Bien évidemment, on ne peut pas tout à fait transposer ce que lui a vécu avec ce que nous vivons actuellement. Mais, ce qui est frappant et ce qui reste indentique, ce sont les craintes, les doutes, les moments de désespoir, les émotions et les sentiments restent profondément d'actualité.
J'avais un livre dans un placard, il trainait là depuis peut-être deux ans.
Le genre de livre qu'on voudrait lire mais qui une fois ouvert et lu quelques lignes, on range dans le placard. Parce qu'on se dit qu'on n'est pas concerné, que ça ne nous arrivera pas.
Et puis, aprés mes résultats du test Elisa et Western Blot qui se sont avérés positif, aprés une période où plus rien n'avait de goût, que la vie avait perdu tout son sens, toute sa saveur, j'ai remis la main sur ce livre: "A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie".
Et, là j'ai lu, dans mon isolement, j'ai trouvai quelqu'un qui me racontait lui ses sentiments, ses émotions par rapport à sa maladie, m'est également son rapport aux autres, et à soi-même. Un interlocuteur...un ami?
En tout les cas, ça m'a permis de mieux comprendre cette maladie qui gît en sourdine pour le moment en moi, ça m'a permis aussi à apprendre à vivre avec. Je dirai plus précisément que c'est surtout au niveau du ressenti par rapport à la maladie que j'ai mieux compris.
Et puis, ma boulimie d'en savoir plus s'est emparée de moi (comme à chaques fois que je découvre quelque chose de nouveau), et j'ai acheté d'autres livres du même auteur. Et, j'ai lu, j'ai relu, j'avais envie de savoir, de connaitre. Je voulai savoir ce qui me pendait au nez. Je voulai savoir quand mon tour viendrait?
Pour le moment, il n'est toujours pas venu. Et, à vrai dire, j'm'en fous un peu. Ce jour fatidique pourrait bien arriver demain, je vis chaques jours à leurs maximums. Et, c'est tout ce qui compte.
"Je me défendrai toujours d'être un photographe : cette attraction me fait peur, il me semble qu'elle peut vite tourner à la folie, car tout est photographiable, tout est intéressant à photographier, et d'une journée de sa vie on pourrait découper des milliers d'instants, des milliers de petites surfaces, et si l'on commence pourquoi s'arrêter ?"
"J'aime le sadomasochisme concret, parce qu'il est une transcription brutale qui mène vers le plaisir, un exorcisme aux douleurs du coeur. Mais je déteste le sadomasochisme sentimental, car il est un chemin sournois et triomphant vers le déplaisir"
J'ai décidé de ne plus parler de moi sur ce blog. Donc, il n'y aura plus de texte parlant de mes états d'âmes. De toute façon avec le temps j'écris de moins en moins d'articles.
Comme je m'exprime aussi par l'image, j'ai donc décidé de ne m'exprimer que par l'image.
Parce que j'en ai marre d'utiliser les mots pour ne parler que des miens, de maux.
Aussi je dis place à l'image, assez de babillage.
Peut-être serai-je plus à l'aise pour m'exprimer sur mon entourage au travers de l'image ?
En tout cas, je me sens plus à l'aise pour décrire ce qui m'entoure.
Sans hésiter
Sans un regard
Sans une parole
Sans rien laissé prévoir
Le dos tourné au vent du soir
Se demander s'il n'est pas déjà trop tard
Sans illusion
Sans désespoir
Sans transition, passer du blanc au noir
Col relevé
Plus personne à croire
Tant le ciel brille, tant le silence égare
Tout tes amis diront de moi
Que j'étais si, que j'étais ça
Mais garde moi dans ta mémoire
Laisse moi entrer sur son si blanc territoire
Seul dans les rues, je marcherai
Seul dans un lit, je m'endormirai
à l'ocassion je contemplerai
L'or des saisons, le coeur noir des forêts
Sous les horraires,
Sous les départs,
Dorment des hommes qui ne vont plus nulle part
Et, j'ai beau être seul, j'ai beau ne plus t'avoir
Je ne me sens pas au bord du désespoir
Car, je suis un grain,
Je suis une poussière,
Je suis en train d'inventer une prière
Je bénis les gares,
Je bénis mes frères
Et, je sens que mes blessures se referment
Car, je suis un grain,
Je suis une prière
Et le chagrin retourne à la poussière
Car, je suis un grain,
Je suis une prière
Et j'efface mon nom des portes de l'enfer
"Derrière les fenêtres
Des vies, longtemps, se perdent
Derrière les fenêtres
J'envie des mondes
Qui ressemblent aux songes
Derrière les carreaux
Tombent en lambeaux des êtres
Derrières les pâleurs, on sait qu'un
Coeur va naître ou disparaître
Silhouettes exquises
J'imaginais vos cernes
Des amants qui sont tranquilles
A leurs fenêtres
Hommes et femmes dignes
Je voudrais rencontrer vos ombres
Parler à vos âmes
Qui plongent
Et qui se signent"
M.F.
Quel texte peut-être plus approprié aux photos que celui-ci ?
En tout les cas, ce fût un moment fort et agréable que de parcourir les rues de Venise en écoutant cette chanson.
Voilà, c'est ici que j'aimerai habiter. Parce que le monde est beau vu d'en haut.
Parce que c'est une joie infinie d'être pour un temps plus haut que les autres, de toucher les nuages et le ciel si bleue.
Et ce bleu me renvoie à ton regard à toi qui est resté tout en bas.
Pour toi, j'irai décrocher les nuages.
Et bien, c'est chose faite ; )
A nous deux d'aller en décrocher ensemble, je te guiderai, j'en connais le chemin.
Ah, Tu crois que tu me fais peur ?
Tu penses que je ne suis pas capable de te regarder en face ?
Pour qui tu te prends ?
T'ais-tu déjà regarder dans une glace ?
Ah ! Tu penses vraiment que tu vas me mettre KO ?
Tu crois que je n'ai que toi en tête ?
T'aimerais bien me faire descendre de là-haut.
Tu t'imagines qu je sais pas me battre peut-être ?
ça fait trois ans que tu es là. ça fait 3 ans que tu me suits.
T'es partout avec moi.
Je dois bien avouer que je m'y attendai pas. T'avoir auprés de moi, j'y avais pas penser , tu vois.
Je pas fait attention et tu t'es immiscé, tu as créé un lien de toi à moi. Tu pensais peut être que ça allait être facile, pour toi. Tu aurais pu m'avoir jour aprés jour, sans que je m'apercoive de rien. Sans que je me rende compte de ta présence. Tu aurais pu me pomper à fond. Tu aurai pu avaler ma vitalité.
Mais, tu vois je vais te dire, je t'ai senti venir.
C'est étrange, j'ai eut comme un présentiment (ça m'arrive souvent).
J'ai bien senti qu'il y avait quelque chose qui clôchait. Mais je t'ai vu tout de suite. J'ai mis du temps à comprendre. C 'est toujours comme ça avec toi. Quand on prend conscience de ta présence, tu chamboules tout.
Tu nous mets à sac.
Tu m'as mis à sac.
J'ai faillit te laisser me bouffer.
Pauvre con!
T'es qu'un sale enfoiré!
T'es qu'une immonde pourriture!
Je dois bien avouer que tu m'en a fait baver.
Tu m'en as fait voir, pas de toutes les couleurs, non ton truc, c 'est le noir absolu.
Tu affectes le corps puis aprés c'est l'esprit que tu envahit.
Les deux premières années, je pensais trop souvent à toi. Je savais que tu étais là.
J'aurai peut être pu te sentir à fleur de peau.
Tu m'en à filer des coups. En premier, c'est l'upercut. Quand j'ai su, ça m'a assomé. J'ai eut les jambes sciés et les bras coupés.
Tu m'as pas épargné. Tu m'as secoué, je me suis retrouvé tout déboussolé.
Pourquoi t'existes ?
C 'est quoi ton utilité ?
Qu'est-ce-que tu cherches ?
Tu veux quoi de moi ?
Si tu en avais qu'aprés moi, ça irait, mais c 'est pas le cas.
Y'en a des milliers dans mon cas, des millions.
VIH de MERDE
SIDA à la con...
Ah tu crois que je vais me laisser faire ?
Tu crois que tu me fais peur ?
J'ai eut peur de toi, oui. Parce que t'étais en moi et je te connaissais pas.Et puis tu as foutu la pagaille en moi. Les douleurs du corps, les flots de l'âme.
Ah! ça tu sais y faire.
Tu pourrais presque nous avoir.
T'as bien faillit m'avoir. Mais j'ai su te dire NON.
Détrompes-toi, t'es pas ma priorité.
Ma priorité, c 'est ma vie, pas toi, putain de VIRUS.
Je continus à te tenir tête.
Je vis