J'écoute : Mylène Farmer - Point de suture
(mis à jour dimanche 17 août 2008 à 21:03)

12/06/2008

12/06/08 - 17:24

Epanchement...

Aujourd'hui, j'aurai dû allé comme presque tout le monde au travail. Mais ... j'ai fais demi-tour.
J'ai fais demi-tour parce que je ne me sentais pas bien.
Je ne me sentais pas bien car j'ai eu peur que ça recommence. Comme une sorte de peur panique comme si je ne me sentais pas en sécurité à l'extérieur.
A l'abris des autres en fait.

Hier, nous avons reçu une réponse du tribunal de grande instance de Bobigny nous informant qu'ils classaient la plainte sans suite. Je n'ai pas trop réagis sur le moment et puis c'est cette nuit que j'ai cogité ...

Je ressens un sentiment d'injustice du fait du classement sans suite...
J'ai eut la gorge serrée toute la matinée et une partie de l'après-midi.

C'est un sentiment assez particulier et plutôt désagréable d'apprendre qu'on ne retrouvera jamais les auteurs des faits que j'ai subi.
Je me retrouve coincé entre un sentiment de désarroi, et le dégoût et la rage d'avoir subit des actes gratuits et qui resteront impunis.
Je ne remet nullement en cause le bon vouloir de la police judiciaire, ni de la justice en général, mais c'est une situation à laquelle je ne suis pas préparé.

Mais tout n'est pas si obscur, si noir car j'ai obtenu un rendez-vous avec une association juridique la semaine prochaine pour, malgré ce classement sans suite, me permettre peut-être d'aboutir à une compensation.

Donc, demain, je reprendrai le chemin du travail en essayant de laisser derrière moi mes peurs, mes doutes et mes incertitudes.

Bien à vous.

commentaires

12/06/08 - 17:30

Courage monsieur, je pense à toi.

Tu me feras signe à l'occasion quand tu te sentiras pour un café et papoter.

Bizzz.

12/06/08 - 17:34

Courage, moi aussi , je serais content de te revoir bientôt.

12/06/08 - 18:06

Pas connu ce genre de situation dramatique mais je ne peux que comprendre ce sentiment d'injustice (pour le coup au premier degré) et les angoisses qui vont avec...

De douces pensées vers toi Davidou. Que ton entourage soit assez présent pour te faire passer ces moments de désarroi et de doutes. Je t'embrasse tendrement, p'tit ange.

12/06/08 - 18:45

Dur dur en effet quand on a ce genre de réponse, mais faut aller devant maintenant, ne plus y penser pendant des secondes, des minutes, des heures des jours etc etc

Bon courage grand monsieur ;)

12/06/08 - 21:45

du temps et du courage
il en reste toujours un peu, là dans le fond
sinon autant jeter son coeur à des poules...

14/06/08 - 17:43

C'est étonnant que tu ne te sentes pas en sécurité à l'extérieur alors que ce que tu as subi s'est passé à l'intérieur.

Courage, ça ne peut qu'aller mieux

15/06/08 - 19:56

je te comprends, moi aussi il y a 15 jours, j'ai fait une crise d'angoisse en pleine nuit et j'ai du appeler SOS médecin.
Le médecin est venu et après oscultation, comme tout était bien, ben , j'étais rassuré et j'ai pu dormir.
j'avais appris dans la soirée la mort du fils d'une de mes amies (tué en moto et l'hospitalisation d'un de mes voisins AVC) et comme toi, j'ai cogité et l'angoisse est arrivée.
Courage.

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anges se sont déposés sur ce radeau

Ah, Tu crois que tu me fais peur ?
Tu penses que je ne suis pas capable de te regarder en face ?
Pour qui tu te prends ?
T'ais-tu déjà regarder dans une glace ?

Ah ! Tu penses vraiment que tu vas me mettre KO ?
Tu crois que je n'ai que toi en tête ?

T'aimerais bien me faire descendre de là-haut.

Tu t'imagines qu je sais pas me battre peut-être ?



ça fait trois ans que tu es là. ça fait 3 ans que tu me suits.
T'es partout avec moi.

Je dois bien avouer que je m'y attendai pas. T'avoir auprés de moi, j'y avais pas penser , tu vois.
Je pas fait attention et tu t'es immiscé, tu as créé un lien de toi à moi. Tu pensais peut être que ça allait être facile, pour toi. Tu aurais pu m'avoir jour aprés jour, sans que je m'apercoive de rien. Sans que je me rende compte de ta présence. Tu aurais pu me pomper à fond. Tu aurai pu avaler ma vitalité.

Mais, tu vois je vais te dire, je t'ai senti venir.
C'est étrange, j'ai eut comme un présentiment (ça m'arrive souvent).
J'ai bien senti qu'il y avait quelque chose qui clôchait. Mais je t'ai vu tout de suite. J'ai mis du temps à comprendre.
C 'est toujours comme ça avec toi. Quand on prend conscience de ta présence, tu chamboules tout.

Tu nous mets à sac.

Tu m'as mis à sac.
J'ai faillit te laisser me bouffer.

Pauvre con!

T'es qu'un sale enfoiré!
T'es qu'une immonde pourriture!

Je dois bien avouer que tu m'en a fait baver.
Tu m'en as fait voir, pas de toutes les couleurs, non ton truc, c 'est le noir absolu.

Tu affectes le corps puis aprés c'est l'esprit que tu envahit.

Les deux premières années, je pensais trop souvent à toi. Je savais que tu étais là.
J'aurai peut être pu te sentir à fleur de peau.

Tu m'en à filer des coups. En premier, c'est l'upercut. Quand j'ai su, ça m'a assomé. J'ai eut les jambes sciés et les bras coupés.
Tu m'as pas épargné. Tu m'as secoué, je me suis retrouvé tout déboussolé.

Pourquoi t'existes ?
C 'est quoi ton utilité ?
Qu'est-ce-que tu cherches ?
Tu veux quoi de moi ?

Si tu en avais qu'aprés moi, ça irait, mais c 'est pas le cas.
Y'en a des milliers dans mon cas, des millions.

VIH de MERDE

SIDA à la con...

Ah tu crois que je vais me laisser faire ?
Tu crois que tu me fais peur ?

J'ai eut peur de toi, oui. Parce que t'étais en moi et je te connaissais pas.Et puis tu as foutu la pagaille en moi. Les douleurs du corps, les flots de l'âme.
Ah! ça tu sais y faire.
Tu pourrais presque nous avoir.

T'as bien faillit m'avoir. Mais j'ai su te dire NON.

Détrompes-toi, t'es pas ma priorité.
Ma priorité, c 'est ma vie, pas toi, putain de VIRUS.

Je continus à te tenir tête.

Je vis